L'Internet selon Google
Les créateurs du célèbre moteur de recherche proposent désormais un ensemble de services et de logiciels ne cessant de s’étoffer. Un modèle économique performant qui bouscule les éditeurs conventionnels.
En 1998, deux jeunes visionnaires créent une start-up du nom de Google et lancent un moteur de recherche sur Internet. Tout le monde, à l’époque, lui prédisait un avenir éphémère car il devait faire face à des mastodontes : Altavista, Hotbot, Lycos, Excite...
Qui plus est, il ne proposait qu’une page Web minimaliste avec juste un champ dédié à la requête. Un dépouillement qui s’est révélé, en fait, une arme redoutable car la plupart des internautes surfaient en bas débit.
Au fil des ans, il a consolidé son succès grâce à un important réseau de serveurs d’indexation et à la qualité et à la pertinence des recherches renvoyées aux internautes. Une réussite spectaculaire pour la start-up qui, aujourd’hui, en s’appuyant sur un modèle économique basé sur la vente d’emplacements publicitaires, lance des services en ligne (pour la plupart gratuits) et des applications à un rythme effréné.
Des services pour tous les goûts et tous les besoins
Les services proposés couvrent à peu près tous les besoins des utilisateurs à la recherche d’informations et de produits. Nous avons choisi de présenter ici ceux qui nous ont semblé les plus intéressants et utilisables en France. La première partie de ce dossier traite des déclinaisons basées sur le moteur de recherche. On peut acheter des produits, consulter des livres et même survoler la terre grâce à Google Earth.
La simplicité du moteur de recherche n’étant qu’apparence, il est important de mieux comprendre et maîtriser les opérateurs logiques afin d’obtenir des résultats aussi précis et pertinents que possible. Les applications « made in Google » se diversifient rapidement et elles ont déjà changé notre façon d’utiliser un ordinateur.
Les documents personnels comme les messages électroniques ne se trouvent plus sur le PC mais quelque part sur le réseau, accessibles sur un compte Google depuis un cybercafé de la planète. Cette facilité pour communiquer, pourvu que l’on dispose d’un PC et d’une connexion Internet, fait l’objet de la deuxième partie de cet exposé.
L’offre couvre les trois domaines les plus dynamiques de la communication : les courriels, la téléphonie sur IP et les blogs. Pour peu que vous soyez propriétaire d’un site Web, la troisième partie de cet exposé vous concerne. Il vous est possible de profiter de la manne Google en référençant votre site afin d’augmenter le nombre de pages vues et tirer des revenus grâce aux liens sponsorisés.
Les moteurs de recherche peuvent dès aujourd’hui collecter des informations détaillées sur les communications des internautes. Le but est de profiler les utilisateurs de ces services et de vendre des publicités très ciblées aux annonceurs qui pourront établir des relations « one-to-one » avec leurs clients.
Une stratégie qui ne laisse pas indifférent
En multipliant ses services, Google bouscule le marché et force les « majors » de l’édition de logiciels, Microsoft en tête, à revoir leurs stratégies en fonction de la sienne. Le lancement des services en ligne Microsoft Live et Office Live représente un début de riposte. En tant qu’utilisateur, on peut se demander si les applications louées en ligne ne détrôneront pas un jour les suites bureautiques actuelles.
Par ailleurs, il n’est pas dit que les revenus de la publicité pourront assurer la croissance de ces services. L’utilisateur devra-t-il alors payer sa part ? Au vu des dernières évolutions, la réponse ne devrait pas trop tarder...
Google, un moteur sachant chercher
Selon la source ou le genre d’informations recherchées par l’internaute, le plus utilisé des moteurs de recherche décline une version adaptée spécifiquement à la requête (livres, images, données d’entreprise...).
Faire appel au moteur Google pour des recherches sur le Web est devenu d’une banalité confondante. Mais derrière son aspect simplifié, un champ à remplir et quelques boutons, le moteur de recherche cache une puissance et une précision inégalées. C’est d’ailleurs ce qui a fait son succès à l’époque de son lancement face à d’autres moteurs comme Altavista, Excite, Yahoo! ou Hotbot pour ne citer que les plus connus.
Aujourd’hui, Google a décliné ses services dans plusieurs domaines de recherche pour les particuliers et pour les entreprises : les images, les livres, les groupes de discussion... Ils ne sont pas tous disponibles pour les utilisateurs français, mais indiquent bien la stratégie de Google de répondre à tous les besoins spécifiques.
Il se décline également en moteur de recherche local, sur le disque dur de son ordinateur, avec Google Desktop Search,et dans des versions destinées aux besoins internes d’une entreprise, avec Google Mini et Search Appliances, pour des recherches dans les serveurs Web et les intranets. En fait, à chaque type d’information correspond une version adaptée de Google.
Google Web
De par sa rapidité d’indexation et la multitude des informations remontées, le moteur de recherche Google s’est vite imposé dans son domaine. Il indexe plus de huit milliards de pages Web mises à jour régulièrement en fonction du Pagerank, un indice mathématique qui mesure la popularité d’une page. Le dépouillement de la page d’accueil cache en fait un moteur puissant et précis à condition de savoir l’utiliser. En effet, une simple requête peut générer des centaines de milliers de réponses dont des milliers n’ont rien à voir avec l’objet de votre recherche. Pour ne pas se perdre, Google propose des opérateurs autorisant des recherches précises avec des résultats qui seront à coup sûr en adéquation avec vos besoins.
Affiner ses recherches pour davantage de pertinence
En effet, la plupart des utilisateurs des moteurs de recherche entrent des requêtes très générales, deux ou trois mots le plus souvent. Grâce aux algorithmes sophistiqués de classement des moteurs, certaines réponses peuvent être pertinentes mais les plus intéressantes peuvent aussi se trouver perdues parmi des centaines de milliers d’autres. Les utilisateurs avertis savent affiner leurs recherches et formuler des requêtes précises. Voici quelques principes à appliquer pour de meilleurs résultats.
La première étape consiste à se rendre sur la page de « recherche avancée » du moteur. Google, que ce soit dans sa version généraliste ou dans ses modules spécifiques, permet des opérateurs logiques sur l’ensemble de ses pages contenant tel ou tel mot ou expression : intersection, union, exclusion.
On peut aussi préciser certains attributs des pages recherchées, comme la langue, le format de fichiers (MS Office, rtf, pdf... ), la hiérarchie de domaine Internet (.co.uk, .asso.fr, .vnunet.fr), l’emplacement de l’expression dans la page (en titre, en note, dans le corps du texte...), la date de celle-ci. Il n’est pas toujours évident de combiner les paramètres, mais en employant une syntaxe particulière on y parvient sans difficulté.
Bien maîtriser les opérateurs
Lorsqu’on lui soumet une requête, Google recherche les pages qui en contiennent tous les mots, comme s’ils étaient séparés par l’opérateur logique AND (intersection d’ensembles). Il prend aussi en compte l’ordre des mots de la requête, mais le pondère par d’autres critères, comme la mesure de pertinence de la page.
En outre, il élimine les petits mots de liaison très courants, comme les articles définis. Si l’on souhaite absolument retrouver certains mots ou expressions dans les réponses, on devra les faire précéder du signe + (sans espace entre le signe et le mot) et entourer l’expression de guillemets. Inversement, on peut exclure certains mots en les faisant précéder d’un signe -. Par exemple : Genêt -les bonnes exclura ce titre de la recherche. L’opérateur logique OR (ou) exprime une alternative non exclusive entre deux expressions, soit la réunion des ensembles les contenant.
Les résultats de la recherche seront des documents comprenant l’une ou l’autre expression. Son usage avec des parenthèses permet de combiner les opérateurs et caractères spéciaux et ainsi de créer des requêtes précises et compactes.
Il est important de limiter leur longueur à dix mots sinon ils ne seront pas pris en compte. Par exemple, si l’on est intéressé par les théories de la relativité on peut taper :relativité (galiléenne OR restreinte OR générale), ce qui est à peu près équivalent à : « relativité galiléenne » OR « relativité restreinte » OR « relativité générale ».
Dans la première recherche, on demande à ce que les mots « relativité » et « galiléenne » soient présents. Dans la seconde, il s’agit de l’expression « relativité galiléenne ». Ce qui explique les légères différences de résultats.
D’autres caractères spéciaux permettent d’élargir ou d’affiner une recherche. L’astérisque (*) désigne un ou plusieurs caractères, il est utilisé par exemple pour rechercher un ensemble de mots à partir de leur radical commun.
Le tilde (~) précédant immédiatement un mot appelle tous ses synonymes. Certains mots-clés restreignent la recherche à des parties de pages. Par exemple, « alltitle:amiante jussieu » extrait des pages dont le titre contient ces deux termes. Le mot-clé inurl: joue le même rôle pour une url. La requête précisée par »site:asso.fr » visera les sites dont le nom de domaine finit par asso.fr.
Avec Google Desktop Search, vous disposez de la puissance du moteur de recherche sur votre bureau. Il indexe les fichiers et effectue des recherches sur l’index créé et stocké en local.
Il passe en revue plusieurs types de fichiers bureautiques comme Word, Excel et Powerpoint. Certes, l’éventail est un peu réduit en nombre mais ce sont les types de fichiers les plus utilisés.
On peut en dire autant des clients de messagerie dont il indexe les messages et leurs contenus. Ils se limitent à Outlook, Outlook Express, Thunderbird... Pour gagner un peu de temps en n’ayant pas à quitter ces logiciels à chaque recherche, Google Desktop Search y ajoute une barre d’outils.
Lorsque vous installez Google Desktop, il s’exécute en tâche de fond et passe en revue les fichiers et les répertoires afin de créer l’index. Pour ne pas ralentir le système, Google Desktop profite des moments d’inactivité pour lancer l’indexation initiale. Par la suite, les mises à jour s’effectuent en temps réel et leur influence sur le système est imperceptible.
Bien qu’il soit léger, Google Desktop nécessite un espace disque important, environ 500 Mo, pour stocker le fichier d’indexation.
Mini Google
Google Mini est une déclinaison du moteur de recherche adaptée aux PME et aux TPE. Il permet d’indexer les informations de l’entreprise pour atteindre deux objectifs selon que le service est proposé aux employés, en interne, pour effectuer des recherches sur l’intranet, ou aux visiteurs du site Web de l’entreprise.
Le principe de base est simple : l’administrateur installe le boîtier et, grâce à l’interface d’administration, il configure les différentes options comme les sites où doivent s’effectuer les recherches (www.monintranet.com, www.monsite.fr,etc.), les plages horaires autorisées, les types de documents (inclure ou exclure les images par exemple)... Il est même possible de personnaliser les feuilles de style des pages de recherche pour les mettre aux couleurs de la société ou les conformer à la charte graphique du site de l’entreprise ou de son intranet. Google Mini est proposé sous la forme d’un boîtier au format rack 1U dimensionné pour les PME et les TPE, au prix de 3 000 euros TTC environ. Il est limité à l’indexation de 100000 documents.
Google Search ApplianceGoogle
Un peu plus évolués que Google Mini, les boîtiers Google Search Appliance sont conçus pour répondre aux besoins des grosses PME et des grands comptes. Ils permettent d’accéder aux informations contenues dans un site Web, un intranet et aussi dans les bases de données (IBMDB2, Microsoft SQL Server, MySQL Oracleet Sybase) et les serveurs de fichiers. Le moteur d’indexation traite environ 220 types de fichiers, notamment les fichiers HTML,ceux de Microsoft Office, PDF, Postscript,Wordperfect, Lotus...
Google Search Appliance est décliné en trois modèles s’adressant à des entreprises de différentes tailles : GB-1001 indexe jusqu’à 1,5 million de documents, GB-5005en indexe 3 millions et GB-8008 traite jusqu’à 15 millions de documents. Ils sont fournis avec des licences valides pendant deux ans garantissant le matériel, le logiciel, les mises à jour du produit, l’assistance et l’assurance de remplacement du produit en cas de panne.
Google Images
Cette émanation du moteur de recherche permet de retrouver des photographies et des illustrations sur une base d’index comprenant un peu plus d’un milliard de documents. Le principe est le même que la recherche sur les documents texte et l’interface est également très dépouillée. La puissance du moteur s’exprime de la même manière à travers les mêmes opérateurs booléens permettant d’affiner la recherche et d’éliminer un grand nombre de liens inutiles.
Elle propose en plus une interface de recherche avancée permettant de spécifier certaines caractéristiques recherchées comme la taille des images (petites, grandes ou moyennes),le format de fichiers (Jpeg, Gif, PNG),monochrome ou couleur... Afin de ne pas récolter d’images indésirables ou choquantes, Google Images propose deux niveaux de filtrage : modéré ou strict.
Google Livres
Ce service de recherche sur le contenu des livres est l’un des plus controversés de Google et a pour objet, selon les termes de l’éditeur, « d’organiser l’information mondiale ». Google numérise les livres d’éditeurs et les fonds de bibliothèques partenaires et met cet archivage à la disposition des internautes à travers son moteur de recherche. Pour trouver un livre, il suffit d’inscrire les termes recherchés pour afficher les liens vers les ouvrages.
On peut alors cliquer sur l’un d’eux afin d’afficher la page qui contient les termes. Google propose aussi un certain nombre d’informations fort utiles comme le nom de l’éditeur, la date de publication ainsi que, mais ce n’est pas souvent le cas, le numéro ISBN, numéro de dépôt légal qui permet de commander le livre auprès des libraires. Lorsqu’un livre est libre de droits et que son contenu a été numérisé, il est possible de le consulter dans son intégralité. On ne peut consulter que des extraits - et bien souvent seulement la page de garde – des livres encore soumis aux droits d’auteurs ou des ayants droit.
En France, Google Livres n’est pas complètement opérationnel. En effet, les recherches effectuées sur des auteurs français ne donnent que peu de résultats. Ceci est dû au fait que l’indexation d’un livre dépend de l’accord de l’éditeur et il semble bien que les éditeurs hexagonaux ne se bousculent pas pour mettre en ligne leurs catalogues.
Ainsi, les résultats obtenus sont maigres et les informations annexes sont très souvent laconiques.
Google Groups
Google Groups est un formidable moyen d’échange d’informations, de débats et plus généralement un endroit pour trouver les réponses à vos questions, quel qu’en soit le sujet.
Véritable miroir de la communauté des internautes et de leurs centres d’intérêt, ces forums permettent de bénéficier de l’expérience et des connaissances des autres utilisateurs. Google Groups permet de rechercher des échanges dans une base d’index qui rassemble les groupes de discussion Usenet et des mailing-lists, ou listes de diffusion, créées par les internautes.
La page d’accueil de Google Groups propose une liste comprenant des dizaines de catégories. Si ce que vous recherchez n’y figure pas, créez alors votre propre groupe.
Son contenu alimentera la base de données indexée par le moteur de recherche de Google Groups. Il suffit pour cela de remplir un formulaire en indiquant une adresse de messagerie et un mot de passe. Vous pouvez aussi vous inscrire à un groupe et recevoir les messages via Atom, un format de diffusion basé sur XML et permettant de suivre, via un flux RSS, les nouveaux messages.
Google Earth
Ce service est l’un des plus impressionnants et récréatifs de Google : on peut, sans bouger de son fauteuil, faire le tour de la planète ou, plus exactement, survoler la Terre à des altitudes variables selon le niveau de zoom que l’on désire obtenir.
Pour proposer Google Earth, l’éditeur a racheté la technologie de Keyhole (un logiciel de cartographie aérienne) et l’a enrichie d’un certain nombre d’informations. On peut ainsi repérer les services, les commerces, les sites touristiques et bien d’autres informations utiles ou amusantes.
Pour le moment, les informations les plus détaillées concernent les États-Unis et le Royaume-Uni mais, dans un avenir proche, d’autres pays, dont la France, devraient être couverts. Google Earth est une application qui s’installe en local et qui importe les données en temps réel.
Sa prise en main est immédiate et la navigation s’effectue à la souris. Des informations permettent de savoir en permanence où se trouve, sur la carte, le pointeur de la souris : latitude, longitude, altitude...
Par ailleurs, Google propose d’autres services et informations destinés aux professionnels, liés à la géolocalisation et à la planification d’itinéraires. Pour 20 ou 400 euros, on dispose respectivement de fonctions évoluées comme des photographies aériennes en haute réso-lution, des outils de dessin ou l’importation de données depuis un GPS. Le niveau de zoom dépend aussi du service acheté.
Google News
Google News permet aux internautes de rechercher et de lire des articles issus de plus de 500 sources d’informations francophones (France, Belgique, Canada, Suisse et Afrique). Textes et photos sont actualisés plusieurs fois par jour afin d’être toujours en phase avec les événements. Le moteur compile les titres de l’actualité des différentes publications et les classe dans des diverses rubriques (France, Économie, Sciences et Technologies, Sport, etc.). Pour mieux s’intégrer aux centres d’intérêt de ses lecteurs, la page d’accueil des actualités est personnalisable de manière à mettre en avant certaines rubriques plutôt que d’autres. Il est ensuite possible d’enregistrer les modifications afin de retrouver toujours la même disposition lors de visites ultérieures.
La communication version Google
Les outils de communication proposés par Google permettent aux internautes de bénéficier de services, comme la messagerie ou la téléphonie sur IP, gratuits et performants.
La diversification de Google ne s’est pas limitée à la seule déclinaison du moteur de recherche selon plusieurs thèmes. L’éditeur s’est depuis longtemps intéressé à des outils de communication par Internet comme la messagerie, la téléphonie sur IP et, plus récemment, les blogs.
L’un des services les plus importants de Google est GMail. L’éditeur a été le premier à proposer un compte de messagerie sur le Web doté d’un espace disque si important qu’il peut être utilisé comme espace de stockage et d’archivage. Il a été ainsi à l’origine d’une augmentation substantielle des espaces alloués chez ses concurrents.
Étroitement lié à GMail, Google Talk permet aux internautes de téléphoner gratuitement de PC à PC. Sa qualité est loin d’égaler celle de concurrents comme Skype mais le fait qu’il soit lié à GMail permet de bénéficier d’une synergie comme la gestion commune des contacts.
Pour les blogueurs, Google propose un petit outil pour créer simplement et rapidement son blog. Racheté à une société californienne, Blogger permet aux internautes de diffuser leurs écrits à travers toute la planète.
GMail
Le service GMail fonctionne comme un club : pour ouvrir une boîte aux lettres vous devez être parrainé par le titulaire d’un compte. Une fois identifié sur le service, vous disposez de près de 3 Go d’espace de stockage pour vos courriels.
Pour repérer plus facilement les messages dans cette masse, il est possible de leur attribuer un ou plusieurs libellés, ou bien encore un signe distinctif, l’étoile, pour marquer, par exemple, un message à suivre. Le champ de recherche dans les messages reconnaît certains mots-clés. On peut y préciser la boîte dans laquelle on souhaite chercher,en faisant suivre inbox, trash, sent, spam...du mot-clé « in: ».
Le procédé est le même pour les champs (to:, ce:, subject:), le label (label:) ou la date (before:, after:). L’opérateur booléen OR fonctionne, de même que la négation « -« , pour exclure un terme.
GMail offre un outil pour importer vos bases de contacts. Suivez successivement les liens Contacts puis Importer. Là, vous indiquerez un fichier CSV (champs séparés par une virgule) que vous aurez produit avec votre logiciel de messagerie. Si vous souhaitez consulter GMail depuis votre logiciel habituel, vous devrez configurer une nouvelle boîte POP3 avec vos identifiants GMail. Elle emprunte une connexion chiffrée SSL sur le port 995. Le serveur SMTP sortant utilise aussi SSL, sur le port 465 ou 587. Il existe également des logiciels libres et gratuits qui vous permettent d’importer des messages vers GMail (Google Mail Loader), d’en exporter vers votre PC (Libgmail) ou d’utiliser l’espace de stockage offert comme un système de fichiers pour Linux (GDrive).
Google Blogger
En 2002, Google a racheté la plate-forme de création de blogs Blogger.com qu’il a depuis intégrée à son offre de services. La création d’un blog y est très simple, elle comprend trois étapes qui ne prennent pas plus de cinq minutes.
Vous commencez par renseigner vos coordonnées électroniques, puis vous donnez un nom et une URL à votre blog (éventuellement sur un autre serveur que blogger.com), vous choisissez enfin une charte graphique parmi quelques modèles prédéfinis. Vous êtes ensuite dirigés vers l’interface de publication. C’est un éditeur Wysiwyg avec des boutons et des menus pour donner au texte des attributs (gras, italique...), des polices de caractère ou insérer une image. C’est aussi depuis cette interface que vous pouvez régler les paramètres du blog, modifier directement le code de la feuille de style qui décrit sa maquette, enregistrer de nouveaux utilisateurs, etc. Normalement, seules les personnes enregistrées et identifiées par un mot de passe peuvent ajouter des commentaires mais vous pouvez aussi autoriser tout le monde à le faire.
Afin d’éviter les abus publicitaires, Google offre une option qui permet de s’assurer qu’un commentaire a bien été déposé par une personne physique et non par un robot. Pour améliorer la diffusion de votre prose, n’oubliez pas d’activer la notification automatique de weblogs.com, un site qui suit en temps réel la mise à jour des blogs. Sachez que vous pouvez aussi publier sous la forme d’un flux RSS (Really Simple Syndication) qui alimente les agrégateurs de données depuis l’adresse http://monsite.blogspot.com/ atom.xml.
Enfin, pour surveiller la fréquentation de votre site, vous pourrez recourir à des services gratuits tels que celui de statcounter.com
Google Talk
L’outil de messagerie instantanée et de voix sur IP de Google est distribué sous la forme d’un exécutable pour Windows 2000/XP. C’est un petit logiciel dont l’interface paraîtra bien fruste aux utilisateurs d’autres systèmes concurrents.
Comme il met en œuvre un protocole standardisé, XMPP appelé aussi Jabber, il est possible d’utiliser son compte avec d’autres logiciels clients qui supportent ce protocole : iChat sur MacOS X, Gaim sur Linux...
Le compte GTalk et le compte GMail sont en fait une même entité. Les deux services sont étroitement intégrés et, dès la première connexion, vos correspondants de GMail qui utilisent GTalk sont présents dans la liste des contacts. Vous pouvez aussi inviter les autres à se connecter à GTalk par un courriel. On voit ici comment Google peut savoir qui parle avec qui et combien de temps. GTalk présente des avantages et quelques limites.
Dans les plus, il y a le chiffrement des messages avec SSL. Parmi les moins, il y a l’impossibilité pour les logiciels clients qui ne sont pas d’origine Google de communiquer par la voix.
Cette limitation pourrait être temporaire car Google contribue à l’élaboration de protocoles étendant les capacités audio et multimédia de XMPP :Jingle Audio et Jingle Signalling. Un autre regret, Google refuse les connexions en provenance d’autres serveurs Jabber/XMPP, qui pourraient prendre en charge les communications locales.

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